Comptant aujourd'hui 145000 habitants, Potosi est la ville de plus de 100000 habitants la plus haute du monde.
Chargée d'histoire, la ville est connue pour ses mines d'argent, situées sur le cerro Rico, qui ont fait la richesse de l'Europe à partir du XVIIème siècle.
Découvertes par un indien de l'Altiplano en 1545, le roi d'Espagne de l'époque, Charles Quint, déclara la montagne et ses mines propriétés de l'Espagne.
Tout comme Sucre, l'architecture de la ville vaut le détour. On sent, de par l'architecture des bâtiments entre autre, qu'une certaine richesse était présente par le passé dans la ville.
Quelques photos du cerro Rico, sous différents points de vue :
Et puis des églises à Potosi, il y en a pas mal ...
LE musée à visiter impérativement si on passe à Potosi, c'est la Casa de la Moneda. Considéré comme le plus grand musée de la Bolivie, c'est un véritable héritage culturel et historique.
Il faut savoir qu'au XVIIème siècle, grâce aux mines d'argent, Potosi était une ville aussi importante que Paris ou Londres et comptait 165000 habitants.
Construite en 1572 (pour la modique somme de 10 millions de $ actuels), on y frappa la monnaie espagnole jusqu'en 1825, année de l'indépendance de la Bolivie. La monnaie bolivienne continua d'y être frappée jusqu'en 1951.
Grand luxe !
Voici les machines, importées depuis l'Espagne et utilisées pour frapper la monnaie espagnole à l'époque :
Le méchamisme en dessous, actionné par des zânes :
Les fonderies d'argent :
Et puis ça allait plus vite après, avec des machines électriques :
Le montant des pièces de monnaies produites à cette époque à Potosi est colossal, il équivaut à 50 milliards de dollars entre le XVIème et le XIXème siècle. Il s'agit du montant officiel.
Appelée "formation primitive de capitale", cette injection de richesses en Europe depuis Potosi conditionna le développement du capitalisme, selon certains historiens. Au détriment de la Bolivie ...
Et ce qui vaut le coup à Potosi, c'est de grimper sur les tours de la ville, pour admirer le panorama au coucher du soleil.
Il est également possible de visiter les mines du cerro Rico, mais je ne l'ai pas fait. Il parait que les conditions des mineurs n'ont pas beaucoup évolué depuis le XIXème siècle, ça ne me tentait pas plus que ça.
Après 2 jours à Potosi, je vais maintenant prendre un bus vers ma dernière ville en Bolivie, non loin du Salar d'Uyuni.
C'est bien sympa les grandes villes, mais il est temps d'aller respirer de l'air frais des grands espaces boliviens !

























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